Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Référencement

Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 18:46

Yves Saint-Laurent

né à Oran, en 1936

Couturier français

Carrière

Après une jeunesse passée en Algérie, il s'installe à Paris en 1954 et s'inscrit à l'école de la Chambre syndicale de la haute couture. Remarqué par Christian Dior, il devient son assistant avant de lui succéder, à sa mort, en 1957.

Évincé de la maison Dior au cours de son service militaire, il fonde, avec Pierre Bergé, sa propre maison de couture et se place, dès sa première collection, en 1962, comme l'une des valeurs incontournables de la mode. Dès 1966, il ouvre, à Paris, sa boutique de prêt-à-porter «Saint Laurent Rive Gauche» ; la boutique pour homme suivra trois ans plus tard. S'inspirant des éléments de la vie quotidienne, il impose aussi bien le smoking au féminin (1966), les sahariennes (1968) et les tailleurs-pantalons que des robes ou des accessoires aux lignes les plus féminines.

À l'instar des autres maisons de couture, il lance de nombreux parfums pour hommes et femmes: Y (1964), Rive gauche (1971), Yves Saint Laurent pour Homme (1971), Eau libre (1975), Opium (1977), Kouros (1981), Paris (1983), Champagne (1993, devenu Yvresse, en 1996), Opium pour Hommes (1995), In Love Again (1998) et Vice Versa (1998).

Récompensé à travers le monde, il a été également promu au grade d'Officier de la Légion d'honneur en 1995. Vedette de plusieurs rétrospectives (New York, 1983; Pékin, 1985; Paris, 1986; Tokyo, 1990), il a fait défiler trois cents mannequins portant les modèles les plus marquants de sa carrière lors de la finale de la Coupe du monde de football organisée au Stade de France en juillet 1998.

Il est également reconnu pour ses créations de décors et de costumes pour le théâtre, notamment Des journées entières dans les arbres (1965), l'Amante anglaise (1968), Harold et Maud (1973), Savannah Bay (1983), et pour le cinéma: les Collants noirs (1960), la Panthère rose (1962), Arabesque (1965), Belle de Jour (1967), la Chamade (1968), la Sirène du Mississippi (1969), l'Affaire Stavisky (1974), Une Anglaise romantique (1975) et Providence (1976).

En novembre 1998, Hedi Slimane est nommé directeur artistique du prêt-à-porter masculin de la maison Yves Saint Laurent; la création du prêt-à-porter féminin revient, au même moment, au styliste Alber Elbaz, qui présente sa première collection en mars 1999.

Son départ

Voici le texte de l'allocution prononcée lundi 7 janvier par Yves Saint-Laurent :

"Je vous ai conviés aujourd'hui pour vous annoncer une nouvelle importante qui concerne ma vie personnelle et mon métier".

Il rend hommage à Balenciaga et à Chanel, "qui, on le sait, a libéré les femmes". "Ce qui m'a permis, des années plus tard, de leur donner le pouvoir et, d'une certaine manière, de libérer la mode".

"En ouvrant en 1966, pour la première fois au monde, une boutique de prêt-à-porter à l'enseigne d'un grand couturier et en créant sans me référer à la haute couture, j'ai conscience d'avoir fait progresser la mode de mon temps et d'avoir permis aux femmes d'accéder à un univers jusque là interdit."

"Comme Chanel, j'ai toujours accepté la copie et je suis très fier que les femmes du monde entier portent des tailleurs-pantalons, des smokings, des cabans, des trench-coats. Je me dis que j'ai créé la garde-robe de la femme contemporaine, que j'ai participé à la création de mon époque. Je l'ai fait avec des vêtements, ce qui est sûrement moins important que la musique, l'architecture, la peinture et bien d'autres arts, mais quoi qu'il en soit, je l'ai fait".

"On me pardonnera d'en tirer vanité, mais j'ai, depuis longtemps maintenant, cru que la mode n'était pas seulement faite pour embellir les femmes, mais aussi pour les rassurer, leur donner confiance, leur permettre de s'assumer".

"Je me suis toujours élevé contre les fantasmes de certains qui satisfont leur ego à travers la mode. J'ai, au contraire, voulu me mettre au service des femmes. C'est-à-dire les servir. Servir leur corps, leurs gestes, leurs attitudes, leurs vies. J'ai voulu les accompagner dans ce grand mouvement de libération que connut le siècle dernier."

Il remercie clientes, journalistes, amies, ouvriers et ouvrières, et "Pierre Bergé, bien sûr, mais est-ce la peine d'insister?"

"J'ai conscience d'avoir pendant ces longues années accompli mon travail avec rigueur et exigence. Sans concessions. J'ai toujours placé au-dessus de tout le respect de ce métier qui n'est pas tout à fait un art mais a besoin d'un artiste pour exister".

"Je pense que je n'ai pas trahi l'adolescent qui montra ses premiers croquis à Christian Dior avec une foi et une conviction inébranlables. Cette foi et cette conviction ne m'ont jamais quitté".

"Tout homme pour vivre a besoin de fantômes esthétiques. Je les ai poursuivis, cherchés, traqués. Je suis passé par bien des angoisses, bien des enfers. J'ai connu la peur et la terrible solitude. Les faux amis que sont les tranquillisants et les stupéfiants. La prison de la dépression et celle des maisons de santé. De tout cela, un jour, je suis sorti, ébloui mais dégrisé. Marcel Proust m'avait appris que +la magnifique et lamentable famille des nerveux est le sel de la terre+. J'ai, sans le savoir, fait partie de cette famille. C'est la mienne. Je n'ai pas choisi cette lignée fatale, pourtant c'est grâce à elle que je me suis élevé dans le ciel de la création, que j'ai côtoyé les faiseurs de feu dont parle Rimbaud, que je me suis trouvé, que j'ai compris que la rencontre la plus importante de la vie était la rencontre avec soi même".

"Je veux remercier également M. François Pinault et lui exprimer ma gratitude pour permettre de mettre harmonieusement un point final à cette merveilleuse aventure et qui a cru comme moi que la haute couture de cette maison devait s'arrêter avec mon départ".

"Enfin, je veux vous remercier, vous qui êtes ici et ceux qui n'y sont pas, d'avoir été fidèles aux rendez-vous que je vous ai donnés depuis tant d'années. De m'avoir soutenu, compris, aimé".

"Je ne vous oublierai pas...".

Homosexualité

Un reportage sur la vie de YSL diffusé sur Canal+ aborde au tout début la sexualité du créateur. On y apprend que sa mère l'a appris de la bouche de Yves alors que celui-ci avait 14/15 ans et que "ces choses là" étaient plutôt mal vues à Oran ! On y apprend que Pierre Bergé a tout quitté (y compris Alain Buffet) quelques mois après sa rencontre avec Yves Saint Laurent.

Par Made_in_sexy_gay - Publié dans : Gays célèbres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sexy sur erog.fr - Contact - C.G.U. - Signaler un abus

: les blogs pour adultes d'